
Olivia Grégoire à Paris ce jeudi 13 juillet. ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
"L'impact des émeutes est très faible voire nul" sur les soldes, selon le cabinet de la ministre déléguée au Commerce Olivia Grégoire.
Les violences consécutives à la mort de Nahel début juillet ont-elles mis à mal les soldes d'été ? Après un bon démarrage le 28 juin dernier, la période affiche "de bons résultats" à mi-parcours, a déclaré mercredi 12 juillet à l'AFP le cabinet de la ministre déléguée au Commerce Olivia Grégoire.
S'appuyant sur des chiffres transmis par l'Alliance du Commerce, le cabinet de la ministre a affirmé que le chiffre d'affaires des entreprises sondées était en hausse de 5% sur les douze premiers jours par rapport à l'année précédente. Cette remontée de données ne concerne que les adhérents de l'Alliance du Commerce, qui regroupe grands magasins et importantes enseignes de l'habillement et de la chaussure, et représente 27.000 magasins.
"Beaucoup de commerces qui avaient été [affectés] par les émeutes ont pu rouvrir rapidement et profiter de l'engouement de ces deux premières semaines", s'est réjouie Olivia Grégoire, dans un message envoyé à l'AFP. La ministre a déclaré avoir "une pensée très forte" pour ceux qui "ne pourront pas rouvrir avant un petit moment".
"Un peu plus de 1.000 commerces ont été directement touchés par les émeutes"
Pendant les émeutes liées à la mort du jeune Nahel M., tué par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre, de nombreux commerces partout en France avaient été saccagés, pillés et incendiés. "Un peu plus de 1.000 commerces ont été directement touchés par les émeutes", avait chiffré la ministre déléguée au Commerce début juillet. Le gouvernement avait alors annoncé la prolongation jusqu'au 1er août des soldes d'été et l'ouverture exceptionnelle des magasins le dimanche 9 juillet pour permettre aux commerçants de "rattraper" le chiffre d'affaires perdu.
"Le premier bilan [des soldes] est positif", a abondé auprès de l'AFP Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du Commerce. "Dans un contexte inflationniste, on retrouve un intérêt fort des clients pour les soldes", a-t-il analysé. "L'impact des émeutes est très faible voire nul" sur les soldes, selon le cabinet de Olivia Grégoire.
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